L’Associazione Culturale Italian Sword&Sorcery è onorata di comunicare l’adesione di Jean-Pierre Laigle, noto scrittore e saggista francese, vero e proprio antesignano dello sword and sorcery che ci propone un saggio su James Allison, un eroe nato dalla magica penna di Robert. E. Howard, ma poco conosciuto dagli appassionati.

Il testo viene pubblicato in lingua originale.

Buona lettura.


JAMES ALLISON, HÉROS MÉCONNU

DE ROBERT HOWARD, ET LA MÉMOIRE ANCESTRALE

 Jean-Pierre Laigle

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L’auteur remercie Chris Adams, Francisco Arellano, René Beaulieu,

Martine Blond et Internet

pour les textes et les informations fournis.

LES SOURCES

 

            Robert Ervin Howard (1906-36), prolifique auteur populaire états-unien, est surtout le créateur de Conan le Cimmérien, guerrier barbare de l’Âge Hyborien, période imaginaire entre l’engloutissement de l’Atlantide et l’antiquité admise. Durant sa carrière météorique – 11 ans –, il créa pourtant maints héros et héroïnes, récurrents en majorité, quelque peu rejetés dans l’ombre par ce dernier: Kull, Brule, Turlogh O’Brien, Bran Mak Morn, Solomon Kane, El Borak (Xavier Francis Gordon), Agnès de Chastillon, Cormac MacArt, Cormac Fitzgeoffrey, Vulmea, Kirby O’Donnell, Sonja la Rouge, Esau Cairn,Wild Bill Clanton, Belit, Steve Harrison, Steve Costigan, Valeria, Dennis Dorgan. Et James Allison, cloué au lit ou sur un fauteuil roulant. Il a perdu une jambe à quatorze ans, écrasée sous la masse d’un mustang. Il s’en lamente:

            «– C’est d’une amertume dépassant l’expression humaine que rester là enchaîné et impuissant et sentir mon sang ardent s’assécher dans mes veines et mes rêves flamboyants s’effacer dans mon esprit. Je suis issu d’une race infatigable, vagabonde, combattante. Mon arrière-grand-père est mort à Alamo, épaule contre épaule avec David Crockett. Mon grand-père chevauchait avec Jack Hayes et Bigfoot Wallace et est tombé avec les trois-quarts de la brigade de Hood. Mon frère aîné est tombé à Vimy Ridge en se battant avec les Canadiens et l’autre est mort en Argonne. Mon père aussi est un infirme; il reste assoupi toute la journée sur sa chaise, mais ses rêves sont pleins de souvenirs de bravoure malgré la balle qui l’a frappé et a brisé sa jambe lors de la charge de la colline de San Juan.» (Marchers of Walhalla, 1972)

            Une généalogie justifiant que James Allison soit frustré de la gloire due à sa naissance. Qu’importe la mort qui l’aurait couronnée s’il pouvait la vivre et vibrer dans l’action pour s’accomplir? Une telle mentalité – apanage supposé de l’aristocratie mais cité en exemple à ses inférieurs – remonte aux vers homériques, aux sagas scandinaves et aux chants celtiques, pour ne citer que les sources d’inspiration avouées de l’auteur. Typiquement, nombre de ses récits imitent le style violent et épique de la geste irlandaise de Cuchulain (dont il retient le ton macabre mais guère l’érotisme) et des «restitutions» ossianiques de James Mac Pherson (1736-96). Et, puisqu’il adhère au fond indo-européen – aryen, écrit-il –, ajoutons les shlokas héroïques hindous. Reste à l’infirme la mémoire ancestrale où il plonge la nuit, consolation de sa morne existence.

            Tout suggère aussi que R. Howard, grand lecteur,  s’inspira de son compatriote Jack London (1876-1919), écrivain socialiste souvent attiré par la SF et le Fantastique. Dans Before Adam (tr. Avant Adam, 1910), le narrateur se remémore sa vie au temps où il était un hominidé primitif. Dans la nouvelle When the World was Young (tr. Quand le Monde était Jeune, 1910), un industriel régresse chaque nuit à son état préhistorique, se promène nu, parle le germanique primitif et enfin meurt en affrontant un grizzly. Un autre roman, The Star Rover (tr. Le Vagabond des Étoiles, 1915), parle d’un prisonnier à perpétuité soumis à la torture qui s’évade en revivant ses existences antérieures dans le Paris médiéval, aux USA pendant la conquête de l’Ouest, dans l’ancienne Corée et en Judée, mercenaire nordique pendant la crucifixion du Christ.

QUATRE PRÉCÉDENTS DÉTERMINANTS

            Ainsi de l’ébauche sans titre de roman mentionnée pour la première fois par R. Howard en 1923 dans une lettre à son ami Tevis Clyde Smith. Le manuscrit, du moins la version exhumée par son biographe et agent Glenn Lord, fut baptisée The Wheel Turns (tr. Texte Inachevé, 2005). Le narrateur y évoque ses incarnations. Le premier chapitre concerne Pied-Rapide, petit hominidé arboricole, un esclave en Égypte pharaonique qui la conquiert après être devenu roi d’Éthiopie, Merak, Picte au temps des invasions nordiques, et Lakur, archer hittite envoyé espionner les Assyriens. Le second raconte les aventures du géant viking Hakon contre les Angles. La suite était censée avoir pour héros Bran Mak Morn, mais l’auteur préféra lui consacrer une série de nouvelles. Une tentative décousue, assez sommaire et historiquement défaillante.

            Autre texte à mentionner, Spear and Fang (tr. Lance et Croc, 1925), première nouvelle publiée de R. Howard, se rapproche de la prose préhistorique de J. London. Un homme de Cro-Magnon y affronte sauvagement un Néandertalien pour la possession de la jeune fille qu’il lui a ravie. Courte et sommaire, cette ébauche frappe pourtant par son ambiance et son thème qui préfigurent les souvenirs oniriques de James Allison. D’abord par son apologie de la violence sans autre justification que la rage innée de conquérir (ici sexuelle et raciale); ensuite par son caractère épique. Chaque adversaire incarne une race et nous savons laquelle l’emportera. Le vainqueur, grand, élancé, blond-roux, contraste avec le vaincu, hideux, poilu, grotesque. Une restitution discutable des sociétés primitives en regard des connaissances postérieures.

            Nouvelle tout aussi violente, The Children of the Night (tr. Les Enfants de la Nuit, 1931) s’ouvre par des déductions assez datées sur les anciens peuples de Grande-Bretagne quand soudain un marteau primitif réveille chez le visiteur qui le voit les souvenirs d’un antique avatar. Ainsi revit-il l’aventure du héros aryen Aryara, du Peuple de l’Épée, successeur des Pictes, peuple estimé par l’auteur quoique supposé par lui non-aryen. Autre leitmotiv, ses premiers habitants, reptiles envers qui il se répand en termes assez méprisants, subsistent, refoulés dans leur cité. Or ils ont souillé des humaines en d’indicibles étreintes et leurs gènes polluent la race jusqu’à présent. Il se réveille au moment où il les attaquait. Il tente alors de tuer un descendant moderne des bâtards reptiliens cachés parmi l’humanité. C’est encore une ébauche qu’il étoffera.

          La mémoire ancestrale – «mémoire raciale», écrit R. Howard – se réactive dans People of the Dark (tr. Le Peuple des Ténèbres, 1932). Entré dans une caverne où se sont donnés rendez-vous la femme qu’il convoite et son amant, John O’Brien se rappelle y avoir pénétré 3000 ans plus tôt et le revit. Il était alors Conan le Maraudeur poursuivant un couple pour les mêmes raisons. Ils avaient affronté des créatures plus reptiliennes qu’humaines, descendants refoulés de la population primitive de Grande-Bretagne. Revenant à soi, il découvre que s’y terre toujours un de ces monstres et le tue, sauvant ainsi les deux amoureux, eux aussi réincarnés. Cette descente dans l’horreur traduit encore la phobie de l’auteur envers les serpents, un des leit-motive du cycle de Kull de Valusia où sont déjoués les complots d’une antique race d’ophidiens.

 JAMES ALLISON PROPREMENT DIT

            Première de trois nouvelles achevées, The Garden of Fear (tr. Le Jardin de la Peur, 1934), concerne aussi la migration des Aryens hyperboréens (?) vers le sud et les races, humaines ou non, qu’ils auraient supplantées. Mais les réminiscences de James Allison remontent aux ancêtres animaux de l’humanité, «à des visions que je n’ose pas suivre, à des abîmes trop sombres et trop affreux pour que l’esprit humain les sonde,» avoue-t-il. Il revit ici l’aventure de Hunwulf, membre du peuple blond aux yeux bleus des Ases, adorateur du dieu Ymir, issu des plaines glacées du nord. Vision purement romantique de l’errance d’un rameau indo-européen aux détails hypothétiques, restitués de façon épique par R. Howard. Sans changer le titre, l’honorable adaptation en bande dessinée (1971) de Barry Smith remplace Hunwulf par son barbare favori, Conan.

            Hunwulf a tué pour posséder Gudrun. Fuyant les vengeurs, le couple arrive chez de petits hommes bruns lorsque, une nuit, sa conquête lui est enlevée dans les airs. S’aidant de la carte primitive dessinée par un de ses hôtes, il arrive dans une vallée où se dresse une haute tour en pierre verte ceinte d’épais massifs de plantes dont les fleurs se teintent en rouge quand son résident y jette une victime. Géant doté d’ailes membraneuses, c’est le survivant d’une race antique, jadis puissante. Hunwulf allume un feu pour pousser un troupeau de mammouths à piétiner la végétation et grimpe. Il affronte le ravisseur dans une pièce suggérant une haute culture hors de sa portée, l’abat de sa hache et reprend Gudrun. Ainsi, pour la possession sexuelle, la sauvagerie prévaut-elle sur la civilisation et la violence primitive résout-elle une autre violence.

            The Valley of the Worm (tr. La Vallée du Ver, 1934) a pour héros Niord, beau et féroce guerrier blond aux yeux bleus et au nom aryen – celui du Neptune nordique. Il préfigure Persée, Siegfried, Beowulf et Saint-Georges, prévient James Allison, oubliant Héraclès mais se référant au mythe du dragon, expression du conflit avec le moi primitif. Ici aussi, l’histoire se passe au fond d’une vallée, symbole transparent de la génération primordiale et de la descente redoutable dans l’abîme de l’inconscient prénatal. Sous le même titre, une adaptation en bande dessinée (1972) de Gil Kane (1926-2000) respecte le thème de la mémoire raciale et l’apologie de la violence et de la supériorité aryenne sur les survivances maléfiques. Guère fidèle, celle de Richard Corben, Bloodstar (tr. Bloodstar, 1976), l’intègre à un futur cadre post-cataclysmique.

            Les Ases affrontent les Pictes qui, selon R. Howard, contrôlaient un territoire jadis bien plus vaste que la Grande-Bretagne avant d’être refoulés par Rome. Mais Niord en épargne un, Grom, qui devient son ami. La paix conclue, une partie émigre dans la Vallée des Pierres Brisées. Tous sont retrouvés horriblement mutilés. D’après Grom vit sous les ruines le seul ennemi que craignent les siens. Niord l’attend armé de flèches aux pointes enduites du venin d’un serpent géant qu’il a tué exprès. Au son d’une flûte joué par un humanoïde couvert de poils (encore une ancienne race) remonte en se tordant d’un temple une monstruosité blasphématoire – l’adjectif est de l’auteur – qu’il ne tuera qu’en se sacrifiant. Ici aussi un héros – qu’il faut bien qualifier de civilisateur malgré sa sauvagerie – délivre le monde d’une horreur immémoriale.

            Enfin, Marchers of Valhalla (tr. Les Guerriers du Valhalla, 1972) narre la prise par de belliqueux Aryens de Khemu, cité décadente de la Lémurie perdue. Son rusé roi  leur ouvre les portes, flatte leurs caprices, les lance contre les sauvages qui l’assiègent régulièrement par la mer. Aux vainqueurs devenus inutiles est alors offert un festin empoisonné. Mais leur chef Hialmar désire en récompense, Aluna, la blonde servante d’Ishtar, qui lui est déniée. Ayant filé au temple, il l’a trouvée expirant. La déesse lui parle. Pure Lémurienne immortelle, elle exècre ses adorateurs sombres de peau et déchaîne contre eux ses pouvoirs destructeurs. Métaphorique incarnation de l’éternel féminin, elle retrouvera Hialmar en le pauvre James Allison. Romantique, épique et ironique récit de mauvais civilisés et de bons barbares difficile à prendre au sérieux.

 LES FRAGMENTS COMPLÉTÉS

            Marchers of Valhalla est une nouvelle posthume retrouvée dans les papiers de R. Howard après son suicide consécutif à la mort de sa mère (1936). Il y en avait cinq autres relatifs à James Allison, mais incomplètes, voire à l’état de fragments, parmi bien d’autres. Qui s’en serait soucié si la renommée de l’auteur n’avait peu à peu enflé suite à l’obstination d’une poignée d’admirateurs? À partir des années cinquante, soit près de vingt ans après sa disparition, la réédition en volumes des aventures de son principal héros, Conan, attira l’attention sur le reste de son œuvre, voire ses fonds de tiroir. Ainsi ressortirent de l’oubli ses autres séries, mais aussi des textes inachevés que certains, amateurs ou professionnels, s’empressèrent de compléter, sans parler des pastiches purement commerciaux dont la marée engloutit vite le vrai fonds howardien.

            Black Eons (tr. Noirs Éons, 1967) est un fragment sans titre complété par Robert M. Price. James Allison, malgré sa jambe en bois, dirige avec son ami Brill un chantier de fouilles égyptien sur une construction pré-pharaonique. Un rêve le ramène alors au temps où il était Bane le Pillard, chef d’une tribu aryenne victorieuse de la décadente Stygie. Il avait profané ce temple en quête de richesses. Y reposait la momie de Koth-Serapis, gardée par trois étranges guerriers. Puis une statue ailée et tentaculaire s’était animée et l’avait attaqué. Pure illusion causée par le sorcier qui lança une malédiction sur ses futures incarnations. Au matin, James Allison est agressé sur les lieux par Brill, possédé par l’esprit du Stygien toujours vindicatif, et le tue. Une «reconstitution» acceptable basée sur d’autres éléments de l’univers howardien.

                The Tower of Time (tr. La Tour du Temps, 1975) est à l’origine un fragment d’environ 12 000 signes. James Allison y détaille surtout avec un romantisme à l’emphase quelque peu outrancière une de ses incarnations préhistoriques: Hengibar l’Errant, colosse blond aux yeux bleus, Ase adopté par des Vanes, ennemis héréditaires mais impressionnés par sa férocité et sa volonté de vivre dès sa prime enfance. Prétexte pour R. Howard de placer au moins à égalité le cerveau des primitifs et la partie animale de leur corps servi par des muscles et des perceptions de loin supérieurs à ceux de l’homme moderne affadi par la civilisation, encore plus du narrateur infirme. Sa tribu migrante arrive près des ruines d’une cité. Débute alors la contribution de Lin Carter (1930-88), auteur d’Heroic Fantasy dépourvu d’originalité et d’inspiration.

            Hengibar découvre le corps d’un ami décapité par les habitants, mi-hommes mi-singes à l’intelligence vacillante, affublés de dépouilles de leurs glorieux ancêtres. Il les suit jusqu’au seul bâtiment intact, une tour cernée d’étranges fleurs noires. En sort une femme d’une éblouissante beauté qu’ils adorent comme une déesse et qui dévore la tête. Impressionné, il la suit jusqu’à son trône. Survivante immortelle de la race qui fit bâtir la cité par des humains depuis minés par la consanguinité, elle se dit, fascinée par sa prestance, que son sang neuf pourrait vaincre sa stérilité s’il acceptait de régner à ses côtés. Tenté un instant, celui-ci l’abat de sa hache en pierre, tout en sachant que son souvenir restera gravé en lui. Privé de sa magie, son palais se désagrège et Hengibar rapporte sa tête à sa tribu, décidé à exterminer les dégénérés.

            Tout en ayant bien saisi la pensée et l’ambiance quelque peu guerrières de R. Howard, L. Carter n’a fait qu’emprunter des éléments de The Garden of Fear (la tour ancienne et les fleurs maléfiques) et de Marchers of Valhalla (l’immortelle) ainsi que son mépris pour les races dégénérées. Pire: admirateur inconditionnel et mauvais imitateur d’Edgar Rice Burroughs (1875-1950), ce tâcheron n’a pas hésité à plagier Tarzan and the Jewels of Opar (tr. Tarzan et les Joyaux d’Opar, 1915) et ses suites qui présentent une ancienne colonie atlante en ruines peuplée d’hommes-singes abâtardis et dominée par la figure emblématique de La, sculpturale grande prêtresse qui tente sans succès de séduire Tarzan. L’ébauche de R. Howard éclipse la piètre continuation. Non content d’y exalter les débuts bestiaux et violents d’Hengibar, il évoque en termes inspirés, voire mystiques, ses incarnations antérieures, animales et pré-humaines.

            Genseric’s Fifth-Born Son (tr. Le Fils de Genseric, 1977) n’est qu’un prologue de 4000 signes racontant les premiers jours de Ghor, enfant d’une tribu vane au pied gauche difforme abandonné pour cela peu après sa naissance dans la neige aux loups mais allaité et adopté par une de leurs femelles. C’est aussi pour James Allison l’occasion d’exprimer en termes lyriques et mystiques son amour pour cette Terre qu’il a connue au plus lointain de ses existences et à laquelle il sait appartenir tant qu’elle abritera la vie et jusqu’à sa destruction finale. Il envisage même la migration de son esprit sur d’autres mondes où se poursuivra à l’infini sa carrière vitale. Et le lecteur de s’abandonner à imaginer ce que R. Howard aurait tiré de cette ébauche eût-il vécu.

            L’ont complétée pas moins de 16 auteurs dans Ghor, Kin-Slayer: The Saga of Genseric’s Fifth Born Son (Ghor, Tueur des Siens, la Saga du Cinquième Fils de Genséric, 1977-79 pour les 12 premiers, puis 1997 pour les 4 derniers). Karl Edward Wagner (1945-94), signataire des pastiches réussis de Conan (The Road of Kings, La Route des Rois, 1979) et de Bran Mak Morn (Legion from the Shadows, La Légion Issue des Ombres, 1976), débute avec The Coming of Ghor (L’Ascension de Ghor). Il conte l’enfance de Ghor chez les loups, puis son adolescence dans le clan d’Ases qui l’a adopté sur le champ de bataille où il avait tué un chef vane pour voler son épée. À la fin, le shaman de sa tribu d’origine lui dit que c’était l’arme de son père et, avant de l’achever, Ghor clame son intention d’en finir avec ses frères pour avoir pris sa place.

            K.E. Wagner restitue bien le climat violent et impitoyable où baigne l’œuvre de R. Howard et fournit les éléments directeurs pour les suivants. Robert Payne Brennan (1918-90) raconte comment Ghor tue ses frères et livre sa mère aux loups dans Ghor’s Revenge (La Revanche de Ghor) et Richard L. Tierney, dans The Ice Woman’s Prophecy (La Prophétie de la Femme des Glaces), sa rencontre avec la sorcière  Ythillin, qui lui révèle que les Dieux de la Glace l’ont choisi pour agent dans leur lutte contre les Dieux du Sud et y ajoute sa malédiction: pour son forfait, il ne trouvera jamais la paix et n’aura pas d’enfants. Le court chapitre de Michael Moorcock (The Nemedians, Les Némédiens) a au moins le mérite de relancer ses aventures en  mettant sur sa route la blonde Shanara, avec qui il se fiance, et ses deux frères.

            Dans Betrayal in Belverus (Trahison à Belvérus) de Charles R. Saunders, Ghor les suit chez le prince-régent de Némédie. Shanara tente de l’arracher à ses instincts sauvages, mais, trahi par ses frères, il fuit chez les loups. Dans Lord General of Nemedia (Le Seigneur-Général de Némédie) d’Andrew J. Offutt (1934-2013), il arrive chez des hommes-singes qui louent son côté bestial avant de revenir à Belvérus. Mais Shanara a été éloignée. Il tue un rival, est reconnu beau-fils du souverain et Seigneur-Général. Dans The Oath of Agha Junghaz (Le Serment d’Agha Junghaz) de Manly Wade Wellman (1903-86), Il part chercher Shanara à Turan, dont l’émir veut la garder dans son harem et le sacrifier au dieu Set. Au cours d’un duel, il oblige Agha Junghaz à faire serment de les libérer. Ghor fuit avec elle et sa troupe sur la Mer Caspienne.

            Dans The Mouth of the Earth (La Bouche de la Terre) de Darrell Schweitzer, leur vaisseau accoste à une île aux ruines couvertes d’étranges bas-reliefs. La nuit, des guerriers métalliques qui ne saignent pas les attaquent et enlèvent Shanara dans les airs. Dans The Gods Defied (Les Dieux Défiés) d’A(lfred) E(lton) van Vogt (1912-2000), sa troupe anéantie, amputé du bras gauche, Ghor invoque les dieux et ceux-ci lui envoient un messager qu’il blesse et qui lui annonce son prochain malheur. Dans Swordsmith and Sorcerer (Forgeur d’Épées et Sorcier) de Brian Lumley, Ghor quitte l’île grâce à trois Touraniens et affronte des pirates. Ythillin lui apparaît pendant son évanouissement et il lui demande secours. Lorsqu’il arrive chez un forgeron, celui-ci lui avoue qu’elle l’a visité en rêve et lui fabrique une efficace prothèse en métal.

            Dans The Gift of Lycanthropy (Le Don de Lycanthropie), Frank Belknap Long (1901-94) fait de Ghor un loup-garou et lui adjoint les Chiens de Tindalos. Dans The War among the Gods (La Guerre parmi les Dieux) d’Adrian Cole (1895-1966), il les lance contre les armées du Chaos pour sauver la civilisation et contre les Hyrcaniens dans The Ways of Chaos (Les Voies du Chaos) de J. Ramsey Campbell. Mais il perd son épée et la récupère grâce au dieu Set en Stygie dans The Caves of Stygia (Les Cavernes de Stygie) de H. Warner Munn (1903-81). Dans Dreams of the Thrice-Cursed (Les Rêves du Trois Fois Maudit) de Marion Zimmer Bradley, Shannara retrouvée périt avec son enfant sous les mâchoires des loups. Et dans The River of Fog (Le Fleuve de Brouillard) de Richard A. Lupoff, il finit sa vie à la tête de leur meute.

            Surtout basé sur une débat entre J. Allison et les auditeurs de son incarnation, cet épilogue conclue un «roman» contradictoire et discutable à maints égards. Soufrant d’une absence criante de coordination et livré à la fantaisie de chacun, il a vite divergé de l’original – sauf par la violence – faute, il est vrai, d’un synopsis. Le sérieux de K.E. Wagner n’a guère influencé les suivants qui ont improvisé. Ainsi la quête pour Shanara lancée par M. Moorcock. Déplorons les emprunts enthousiastes mais gauches à des textes de R. Howard, en particulier à l’âge hyborien de Conan, bien antérieur à la migration aryenne dont relève Ghor. Enfin, F.B. Long a eu l’impudence d’annexer le récit à sa nouvelle The Hounds of Tindalos (tr. Les Chiens de Tindalos, 1929), qui plus est imité en cela dans les chapitres finaux. Le résultat est décousu et sans grand intérêt.

            Brachan the Kelt (tr. Brachan le Celte, 1981) est une pièce un peu morne malgré un début prometteur. Brachan est un pur Aryen, membre d’une tribu nomade qui suit les troupeaux de bovins, d’aurochs et de chevaux à l’état sauvage. C’est la première de sa race à pénétrer en Europe, jusque là faiblement peuplée d’indigènes à peau brune, au temps où la Méditerranée était une succession de lacs et le détroit de Gibraltar un barrage. Brachan arrive à un village et tombe amoureux d’une fille. En échange de sa main, le roi lui impose une épreuve: tuer un monstrueux géant velu, survivant d’une ancienne espèce, qui sème la terreur. Brachan le décapite dans son sommeil de son épée de bronze et s’apprête à recevoir sa récompense. L’histoire s’arrête ici alors qu’elle semblait devoir enchaîner sur des épisodes plus palpitants.

            Enfin, The Guardian of the Idol (tr. Le Gardien de l’Idole, 1981), bref fragment, a été complété par Gerald W. Page, mais d’après un résumé laissé par l’auteur. Il y est encore question d’une abominable survivance préhistorique. Gorm du Peuple du Bison arrive à s’échapper sur le point d’être sacrifié à l’idole du Peuple du Fleuve. Or celle-ci est gardée par un répugnant hominidé, représentant d’une ancienne race, capable de projeter des illusions sur ses adversaires. Après avoir fait l’expérience de ce pouvoir en l’affrontant, Gorm tue la créature. À la suite de quoi il jette la tête de leur dieu à ses adorateurs qui, démoralisés, se précipitent dans un fleuve grouillant de poissons carnivores, à l’extrême satisfaction du vainqueur. Cette nouvelle peu inspirée exploite encore le thème du héros aryen civilisateur affrontant une horreur du passé.

            Ces tentatives de prolonger les écits et la pensée d’un auteur disparu et donc muet, souvent discutables, peuvent susciter la perplexité et le doute. Se justifiaient-elles? Les textes originaux sont le produit d’une époque précise. D’une part il est sans doute illusoire d’en reproduire l’ambiance et la mentalité; d’autre part il peut être sacrilège de les adapter à la mode des lecteurs postérieurs et des auteurs repreneurs. Ainsi la production en série de nouveaux pastiches de Conan tourna-t-elle finalement en entreprise industrielle et le succès commercial qui la couronna profita-t-elle surtout aux éditeurs et un peu à des tâcherons en perte de vitesse ou appâtés par le gain facile, rarement à des passionnés talentueux attachés à respecter l’œuvre de R. Howard. D’autres personnages en ont pâti. Que reste-t-il de James Allison, héros atypique?

LA MORALE DE CES HISTOIRES

 

            James Allison est un personnage politiquement très incorrect vu la mentalité régnant aux USA à la jonction des XXème et XXIème siècles. L’exaltation et l’incarnation des vertus aryennes ou présumées telles qu’il représente eussent ravi l’Allemagne des années 1930 et une bonne part de l’Europe du début des années 1940. De quel côté aurait penché R. Howard si, militaire, il avait vécu après 1936? Se battre sur le front européen ne lui aurait-il pas posé un cas de conscience? Ou n’aurait-il pas préféré affronter les Japonais, lui qui dénonça le péril jaune? À moins que son goût déclaré pour la violence – jusqu’alors limitée à la pratique de la boxe et à l’écrit – eût trouvé un exutoire où qu’il eût été affecté. Ou bien l’eût-il reniée, vu la tournure du conflit: aux épées et aux combats singuliers succédait la guerre d’enfer qu’il rejetait?

            Le conflit de 1914-18 avait ouvert l’ère du massacre scientifiquement organisé. Les soldats états-uniens rapatriés signalaient déjà son caractère inhumain. One Who walked Alone (Quelqu’un qui marchait Seul, 1986), biographie de Novalyne Price (1908-99), seul amour (déçu) de R. Howard, témoigne qu’au printemps 1935 il déplorait que la guerre n’était plus un affrontement entre hommes mais entre bombes, blindés et gros canons. Pourtant, James Allison exalte la mort de son frère en Argonne dans Marchers of Valhalla. Contradiction ou résignation? À l’inverse, cela éveilla-t-il en lui la nostalgie des combats primitifs où comptait non la technologie sans âme mais le courage individuel? La régénération de l’âme aryenne lui semblait impliquer un sain retour à la barbarie. Qu’en auraient pensé les nationaux-socialistes, surtout vers la fin?

            Gamin chétif, R. Howard subit railleries et coups à l’école. Mais il comprit vite dans quel monde il était tombé. Dans une lettre à Edgar Hoffmann Price (1898-1988) du 21 juin 1944, son père relate que, l’ayant surpris en 1926 à s’exercer à la boxe dans une grange, il répondit qu’il développait son corps pour rosser ses harceleurs. Son apologie de la puissance physique exprime donc un souci défensif, puis un refuge. Sans doute puisa-t-il dans le sport et les succès consécutifs de l’assurance et dans une large mesure de l’ivresse, de concert avec sa lecture des anciens textes indo-européens qui glorifiaient la force et le courage. Son idéologie personnelle était plus lyrique que militaire. Cet adolescent attardé aurait-il persisté dans ce culte de la sauvagerie? Ainsi argumenta-t-il avec son ami et correspondant Howard Philips Lovecraft (1890-1937):

            «Concernant  les barbares et la civilisation, dès le début de cette controverse, je vous ai dit qu’indubitablement une forme de civilisation, même décadente, valait mieux pour l’humanité en général que la barbarie. Je n’ai jamais soutenu que vous, par exemple, seriez mieux satisfait en barbare qu’en homme civilisé. Je n’ai jamais soutenu que la plupart des gens le seraient. J’ai simplement dit que j’aurais préféré être un Goth qu’un Romain. Et je le confirme. Et vous avez entrepris de prouver que non, ce en quoi vous avez échoué. Vous avez entrepris de fournir la preuve que vous et la plupart des gens seriez plus heureux en tant que membres d’une civilisation. Je ne l’ai jamais contesté. Tout ce que j’ai dit, c’est que si j’avais vécu à cette époque, j’aurais préféré être un Goth qu’un Romain.» (Lettre du 27 juillet 1934 à H.P. Lovecraft.)

  1. Howard naquit et vécut hors de son temps. Il prétendait descendre par sa mère, qui le soutenait et dont il ne put se passer, d’un ancien roi d’Irlande. Comme H. P. Lovecraft, rejetant sa société décadente, il s’évada dans des âges imaginaires selon son cœur. Son moi sublimé, James Allison, n’attend rien d’ici-bas et remonte à de glorieux avatars. Rapprochons-le dEsau Cairn, héros de son roman posthume Almuric (tr. Almuric, 1939), curieuse paraphrase de A Princess of Mars (tr. Le Conquérant de Mars, 1912) d’E.R. Burroughs. Inadapté social et anti-John Carter, il se téléporte sur une planète primitive qui lui offre ce que la Terre lui avait dénié: un sens sauvage mais vrai à sa vie et une femme digne de lui. L’auteur croyait-il en la réincarnation, vieille doctrine empruntée par les Grecs aux Hindous? Versons au dossier ces trois pièces:

            «Un occultiste de ma connaissance qui a creusé le sujet plus qu’aucun homme que j’aie connu dit que j’ai une très ancienne âme, en fait, celle d’un Atlante réincarné! Peut-être que, s’il y a quelque chose dans cette affaire d’âme ou dans la réincarnation, cette théorie a du vrai. Certes, je vis dans la poussière du passé et mes rêves sont rarement du présent ou du futur, mais je parcours continuellement des voies aux images diffuses et étranges sont certaines des silhouettes que je rencontre et étranges les formes qui me dévisagent.» (Lettre à Harold Preece reçue le 20 octobre 1928.)

            «… Une sorte de lien avec des âges passés semble si indéniable, si fort, si instinctif que je me demande parfois s’il y a un brin de vérité dans la théorie de la réincarnation. Peut-être étiez-vous un centurion romain en armure et moi un Goth vêtu de peaux il y a longtemps et peut-être nous sommes-nous mutuellement fendus le crâne sur quelque obscur champ de bataille!…» (Lettre à H.P. Lovecraft du 9 décembre 1931.)

            «… Je présume qu’un Agnostique est ce que je suis, si cela signifie scepticisme en fait de tâtonnements humains,» écrivit enfin R. Howard à H.P. Lovecraft le 22 septembre 1932. Ainsi passait-il de la rêverie à l’ironie pour finir dans la négation. Mais subsistait le recours poétique et mystique à un artifice où lui-même, par son héros interposé, puisait la consolation de s’évader de la prosaïque réalité vers des époques où il aurait pu s’accomplir. Telle est effectivement la récompense de James Allison, cavalier brisé dans ses ambitions, puis bloqué par ses béquilles. Notons combien il inverse le parcours de R. Howard, d’abord enfant chétif et bafoué, puis athlète sachant se faire respecter. Hélas, cela n’opposait qu’une barrière musculaire à ceux qui l’entouraient, pas à un monde auquel il ne pouvait s’adapter, sauf à se renier.

            S’il n’était devenu un écrivain et un intellectuel, cet inadapté eût sans doute versé dans la délinquance. Il en avait acquis la capacité physique. Mais, resté timide, rustre, complexé, contemplatif, sombre, inquiétant, misanthrope, sans succès avec les filles, sauf Novalyne Price – peut-être idéalisée en l’immortelle Ishtar de Marchers of Valhalla –, seule avec sa mère à le comprendre et l’admirer, même dans ses faiblesses cachées, quoique sans doute déçue par son manque d’audace amoureuse, R. Howard se réfugiait dans le sport et surtout les rêveries et les lectures d’exploits héroïques qui l’inspiraient. James Allison le décalque: d’un côté son moi éveillé, infirme, cérébral, impotent, désabusé de la vie; de l’autre son moi onirique, violent, instinctif, désinhibé, affrontant ses démons intérieurs et extérieurs, entreprenant auprès des femmes.

            Tout en admettant le caractère primaire et destructeur des avatars de James Allison, R. Howard prône non la conciliation et la compréhension mais la violence, unique solution digne et adaptée, à son goût, devant l’adversaire, le différent, l’inconnu, l’inconnaissable. Pas de compromis. L’autre est ennemi en soi. L’auto-préservation l’exige, qui n’implique nulle réflexion car allant de soi. La rage aveugle est la réponse normale, instinctive, jouissive. Idéale est donc la sauvagerie et authentique le sauvage. La geste de James Allison est la chronique d’un moi affranchi des inhibitions de cette civilisation dont le vernis craque heureusement si s’impose le besoin de recourir aux vertus primordiales, c’est-à-dire bestiales – incarnées en Ghor – seules à subsister et à prévaloir quand tout le reste a démontré sa faiblesse et sa futilité.

18/06–20/08/2018

 

            BIBLIOGRAPHIE

 

1 / SPEAR AND FANG

            1 – Weird Tales, juillet 1925.

            2 – The Howard Collector, hiver 1965.

            3 – Weird Tales n°47, été 1973.

            4 – Recueil Eons of the Night, Baen Books, Riverdale, 1996 (texte restauré).

            5 – Recueil Ultimate Triumph; The Heroic Fantasy of Robert E. Howard, Wandering Star, 1999.

            6 – Recueil Shadow Kingdoms, Wildside Press, 2004, 2006.

            7 – Anthologie Pulp Replica: Weird Tales, Girasol Collectables, 2006.

            8 – Recueil People of the Dark and Spear and Fang, Dodo Press, 2008.

            9 – Anthologie Conan’s Brethen, Gollancz, Londres, 2011.

            10 – Recueil Days of High Adventure, Schlock Publications, Londres, 2011.

            11 – Recueil Kull of Atlantis and Other Stories, Jame-Books, 2013.

            12 – Recueil Robert E. Howard’s Collected Works, Jame-Books, 2013.

            13 – Recueil Robert E. Howard’s Short Stories and Novellas, Business and Leadership Publishing, 2014.

            14 – Recueil The Fearsome Touch of Fantasy, Ulwencreutz Media, 2016.

            15 – Recueil Almuric and Other Fantasies, Jovian Press, 2016.

            16 – Idem, Zero-Sum Press, 2017.

            17 – Recueil Pictures in the Fire, Robert E. Howard Foundation Press, Cross Plains, 2018.

            Traduction: Lance et Croc (Orbites n°4, décembre 1982; recueil Le Tertre Maudit, Nouvelles Éditions Oswald, Paris, Fantastique/Science-Fiction/Aventure n°154, 1985; idem, Éd. Fleuve Noir, Paris, Robert E. Howard n°4, 1991; recueil Les Dieux de Bal-Sagoth, Éd. Bragelonne, Paris, 2010).

2 / THE CHILDREN OF THE NIGHT

 

            1 – Weird Tales, avril-mai 1931.

            2 – Recueil The Dark Man and Others, Arkham House, Sauk City, 1963.

            3 – Anthologie The Spawns of Cthulhu, Ballantine Books, New York, 1971.

            4 – Idem, Lancer Books, New York, 1972.

            5 – Recueil Pigeons from Hell, Zebra Books, New York, 1976.

            6 – Recueil The Dark Man Omnibus 2, Panther Books, Londres, 1978, 1979.

            7 – Recueil Beyond Borders, Baen Books, Riverdale, 1996.

            8 – Recueil Bran Mak Morn: The Last King, Wandering Stars, 2001.

            9 – Recueil Nameless Cults, Chaosium, 2001.

            10 – Recueil Bran Mak Morn: The Last King, Del Rey Books, New York, 2005.

            11 – Idem, Science Fiction Book Club, Doubleday, Garden City, 2005.

            12 – Recueil The Weird Writings of Robert E. Howard 1, Girasol Collectables, 2006.

            13 – Recueil People of the Dark, Wildside Press, 2006.

            14 – Anthologie The Haunter of the Ring and Other Tales, Words Worth Edition, 2007, 2008.

            15 – Recueil The Children of the Nigh and Breed of Battle, Dodo Press, 2008.

            16 – Recueil The Horror Stories of Robert E. Howard, Subterranean Press, 2011.

            17 – Anthologie The Horror Megapack: 25 Classic Stories and Modern Horror Stories, Wildside Press, 2011, 2012.

            18 – Recueil Wolfshead and Other Stories, Jame-Books, 2011.

            19 – Recueil Robert E. Howard’s Collected Works, Jame-Books, 2013.

            20 – Recueil Robert E. Howard’s Short Stories and Novellas, Business and Leadership Publishing, 2014.

            21 – Recueil The Shadow Kingdom and Other Weird Tales, Ulwenkreutz Media, 2015.

            22 – Anthologie Tales of Cthulhu, Perennial Press, 2015.

            23 – Recueil Tales of Bran Mak Morn, Ozymandias Press, 2016.

            24 – Anthologie Tales of Cthulhu, Jovian Press, 2016.

            25 – Recueil Tales of Bran Mak Morn, Jovian Press, 2017.

            Traduction: Les Enfants de la Nuit (Recueil L’Homme Noir, Librairie des Champs-Élysées, Paris, Le Masque Fantastique n°1, 1976; idem, Nouvelles Éditions Oswald, Paris, Fantastique/Science Fiction/Aventures n°40, 1982, 1984, 1988; idem, Éd. Fleuve Noir, Paris, Robert E. Howard n°7, 1991).

3 / PEOPLE OF THE DARK

            1 – Strange Tales of Mystery and Terror, juin 1932.

            2 – Recueil The Dark Man and Others, Arkham House, Sauk City, 1963.

            3 – Idem, Lancer Books, New York, 1972.

            4 – Anthologie Strange Tales of Mystery and Terror, Odyssey Publications, 1976.

            5 – Recueil Pigeons from Hell, Zebra Books, New York, 1976.

            6 – Idem, Ace Books, New York, 1979.

            7 – Recueil The Dark Man Omnibus 2, Panther Books, Londres, 1979.

            8 – Anthologie Cthulhu the Mythos and Kindred Horrors, Baen Books, New York, 1992.

            9 – Anthologie Nameless Cults, Chaosium, 2001.

            10 – Recueil Robert E. Howard and Weird Tales 4, Dennis McHaney, 2002.

            11 – Recueil Pulp Replica: Strange Tales 5, Girasol Collectables, 2003.

            12 – Recueil Robert E. Howard’s Strange Tales, Dennis McHaney, 2005.

            13 – Recueil People of the Dark, Wildside Press, 2005, 2006 (2 tirages).

            14 – Recueil The Exotic Writings of Robert E. Howard, Girasol Collectables, 2006.

            15 – Recueil The Haunter of the Ring & Other Tales, Wordsworth Editions, 2007, 2008.

            16 – Recueil People of the Dark, Cosmos Books, 2007.

            17 – Recueil People of the Dark and Spear and Fang, Dodo Press, 2008.

            18 – People of the Dark: The Weird Works of Robert E. Howard 1, Audio Realms, 2008 (adaptation audio).

            19 – Recueil The Horror Stories of Robert E. Howard, Del Rey Books, New York, 2008.

            20 – Recueil People of the Dark and Other Horror Stories, Halcyon Press, 2010.

            21 – Recueil The Horror Stories of Robert E. Howard, Tantor Media, 2010.

            22 – Recueil The Robert E. Howard Omnibus: 99 Collected Stories, Halcyon Press, 2010.

            23 – Recueil The Horror Stories of Robert E. Howard, Subterranean Press, 2011.

            24 – Anthologie Days of High Adventure, Schlock Publications, Londres, 2012.

            25 – Recueil Kull of Atlantis and Other Strange Stories, Jame-Books, 2012.

            26 – Anthologie Weird Tales: 101 Weird, Strange and Supernatural Stories 6, Civitas Media, 2013 (2 tirages).

            27 – Recueil Robert E. Howard’s Collected Works, Jame-Books,2013.

            28 – Anthologie The Fearsome Touch of Death, Ulwenkreutz Media, 2014.

            29 – Recueil Robert E. Howard’s Short Stories & Novellas, Business and Leadership Publishing, 2014.

            30 – Recueil Swords of the North, Robert E. Howard Foundation Press, Cross Plains, 2014.

            31 – Recueil Almuric and Other Fantasies, Ozymandias Press, 2016.

            32 – Idem, Jovian Press, 2016.

            33 – Recueil People of the Dark, Jovian Press, 2016.

            34 – Recueil Almuric and Other Fantasies, Zero-Sum Press, 2017.

            Traduction: Le Peuple des Ténèbres (Recueil Le Pacte Noir, Nouvelles Éditions Oswald, Paris, Fantastique/Science-Fiction/Aventure n°2, 1979, 1987; recueil Le Pacte Noir, Éd. Marabout, Verviers, Bibliothèque Marabout n°712, 1981; idem, Éd. Fleuve Noir, Paris, Robert E. Howard n°5, 1991; recueil Bran Mak Morn, Éd. Bragelonne, Paris, 2009).

4 / THE GARDEN OF FEAR

            1 – Marvel Tales, juillet-août 1934.

            2 – The Garden of Fear and Other Stories of the Bizarre and Fantastic, Crawford Publications, 1945.

            3Fantastic Stories of Imagination, mai 1961.

            4 – Recueil The Dark Man and Others, Arkham House, Sauk City, 1963.

            5 – Anthologie New Worlds for Old, Ballantine Books, New York, 1971.

            6 – Recueil The Dark Man and Others, Lancer Books, New York, 1972.

            7 – Recueil Pigeons from Hell, Zebra Books, New York, 1976.

            8 – Recueil The Dark Man Omnibus 2, Panther Books, Londres, 1979.

            9 – Recueil Pigeons from Hell, Ace Books, New York, 1979.

            10 – Recueil Robert E. Howard’s Strange Tales, Dennis McHaney, 2005.

            11 – Recueil The Exotic Writings of Robert E. Howard, Girasol Collectables, 2006.

            12 – Recueil The Gardens of Fear, Wildside Press, 2006, 2011, 2015.

            13 – Recueil The Garden of Fear and Other Stories of the Bizarre and Fantastic, Kessinger Publishing, 2007, 2010, 2011.

            14 – Recueil People of the Dark, Cosmos Books, 2007.

            15 – Recueil People of the Dark: The Weird Works of Robert E. Howard 2, Audio Realms, 2008 (édition audio).

            16 – Recueil The Robert E. Howard Omnibus: 99 Collected Stories, Halcyon  Press, 2010.

            17 – Recueil Conan’s Brethen, Gollancz, Londres, 2011.

            18 – Recueil The Shadow Kingdom and Other Tales, Benediction Classics, 2011.

            19 – Recueil Kull of Atlantis and Other Tales, Jame-Books, 2012.

            20 – Recueil Robert E. Howard’s Collected Works, Jame-Books, 2013.

            21 – Recueil Swords of the North, The Robert E. Howard Foundation Press, Cross Plains, 2014.

            22 – Recueil The Shadow Kingdom and Other Weird Tales, Ulwencreutz Media, 2015.

            23 – Robert E. Howard Foundation Newsletter, automne-hiver 2016.

            Traduction: Le Jardin de la Peur (Recueil L’Homme Noir, Librairie des Champs-Élysées, Paris, Le Masque Fantastique n°1; idem, Nouvelles Éditions Oswald, Paris, Fantastique/Science Fiction/Aventures n°40, 1982, 1984,1988, 1991; idem, Éd. Fleuve Noir, Paris, Robert E. Howard n°7, 1991 ; recueil Almuric, Éd Bragelonne, Paris, 2015).

 

5 / THE VALLEY OF THE WORM

 

            1 – Weird Tales, février 1934.

            2 – Recueil Skull-Face and Others, Arkham House, Sauk City, 1946.

            3 – Anthologie Worlds of Weird, Pyramid Books, New York, 1965, 1977, 1978.

            4 – Recueil Wolfshead, Lancer Books, New York, 1968.

            5 – Anthologie The Young Magicians, Ballantine Books, New York, 1989.

            6 – Anthologie The Pulps: Fifty Years of American Culture, Chelsea House, 1970 (édition cartonnée), 1970 et 1976 (éditions de poche).

            7 – Recueil  Skull-Face and Others, Neville Spearman, Londres, 1974, 1975.

            8 – Idem, Panther Books, Londres, volume 2, 1976 (sous le titre de Skull-Face Omnibus).

            9 – Recueil Wolfshead, Bantam Books, New York, 1979.

            10 – Recueil Lurking Shadows, W.H. Allen, 1979.

            11 – Idem, Star Books, 1979.

            12 – Anthologie The Fantastic Hall of Fame, Arbor House, Westminster (Maryland) 1983.

            13 – Anthologie Cthulhu the Mythos and Kindred Horrors, Baen Books, Riverdale, 1992.

            14 – Recueil Bran Mak Morn, Baen Books, Riverdale, 1996.

            15 – Recueil The Ultimate Triumph: The Heroic Fantasy of Robert E. Howard, Wandering Star, 1999.

            16 – Anthologie The Mammouth Book of Great Fantasy, Robinson, 2001 (deux éditions).

            17 – Recueil The Valley of the Worm and The Purple Heart of Erlik, Dodo Press, 2002.

            18 – Recueil Valley of the Worm, Wildside Press, 2006.

            19 – Recueil Valley of the Worm: The Weird Works of Robert E. Howard, Wi.Si., 2009.

            20 – Recueil Crimson Shadows: The Best of Robert E. Howard 1, Girasol Collectables, 2009.

            21 – Recueil Almuric and Other Adventures, Halcyon Press, 2009.

            22 – Recueil The Robert E. Howard Omnibus: 99 Collected Stories, Halcyon Press, 2010.

            23 – Recueil Conan’s Brethen, Gollancz, Londres, 2011.

            22 – Recueil The Shadow Kingdom and Other Tales, Benediction Classics, 2011.

            24 – Anthologie Days of High Adventures, Schlock Publications, Londres, 2012.

            25 – Recueil Kull of Atlantis and Other Stories, James-Books, 2012.

            26 – Anthologie Skullcrusher: Selected Weird Fiction 1, Creation Oneiros, 2012.

            27 – Recueil Robert E. Howard’s Collected Works, Jame-Books, 2013.

            28 – Anthologies Weird Tales: 101 Weird, Strange and Supernatural Stories 7, Civitas Media, 2013.

            29 – Recueil Swords of the North, The Robert E. Howard Foundation Press, Cross Plains, 2014.

            30 – Recueil The Shadow Kingdom and Other Weird Tales, Ulwencreutz Media, 2015.

            Traduction: La Vallée du Ver (Recueil Le Pacte Noir, Nouvelles Éditions Oswald, Paris, Fantastique/Science Fiction/Aventures n°2, 1979, 1987; recueil Fureur Noire, Éd. Marabout, Verviers, Bibliothèque Marabout n°713, 1981; recueil Le Pacte Noir 2, Éd. Fleuve Noir, Paris, Robert E. Howard n°6, 1991; recueil Les Ombres de Canaan, Éd. Bragelonne, Paris, 2013).

6 / GIL KANE : THE VALLEY OF THE WORM

            1 – Supernatural Thrillers n°3, avril 1972.

            2 – Robert E. Howard’s Savage Sword n°2, mai 2011.

7 / BLACK EONS (complété par Robert M. Price)

 

            1 – The Howard Collector n°9, printemps 1967 (fragment intitulé Beneath the Glow of the Sun).

            2 – Recueil The Howard Collector, Ace Books, New York, 1979 (fragment).

            3 – Fantasy Book, juin 1985 (complété par Robert M. Price).

            4 – The New Howard Reader n°6, octobre 1999 (fragment).

            5 – Recueil Nameless Cults, Chaosium, 1999 (complété).

            6 – Recueil The Horror Stories of Robert E. Howard, Del Rey, New York, 2008.

            7 – Recueil Blasphemes and Revelations, Mythos Books, 2008.

            8 – Recueil audio The Horror Stories of Robert E. Howard, Tantor Media, 2010.

            9 – Recueil The Horror Stories of Robert E. Howard, Subterranean Press, 2011.

            Traduction: Noirs Éons (Anthologie Échos de Cimmérie, Éd. L’Œil du Sphinx, Paris, juin 2009; recueil Les Dieux de Bal-Sagoth, Éd. Bragelonne, Paris, 2010).

 

8 / MARCHERS OF VALHALLA

            1 – Recueil Marchers of Valhalla, Donald M. Grant, Rhode Island, 1972, 1977.

            2 – Idem, Sphere Books, Londres, 1977.

            3 – Idem, Berkley Books, New York, 1978.

            5 – Recueil Eons of the Night, Baen Books, Riverdale, 1996 (texte restauré).

            6 – Anthologie The Black Stranger and Other American Tales, Bison Books, 2005.

            7 – Recueil Swords of the North, The Robert E. Howard Foundation Press, Cross Plains, 2014.

            8 – Robert E. Howard Foundation Newsletter, automne 2014.

            9 – The Complete Marchers of Valhalla Draft: Special Edition, The Robert E. Howard Foundation Press, Cross Plains, 2015 (fac-simile du manuscrit).

            Traduction: Les Gardiens du Valhalla (Recueil Le Pacte Noir, Nouvelles Éditions Oswald, Paris, Fantastique/Science Fiction/Aventures n°2, 1979, 1987; recueil Fureur Noire, Éd. Marabout, Verviers, Bibliothèque Marabout n°713, 1981; recueil Le Pacte Noir 2, Éd. Fleuve Noir, Paris, Robert E. Howard n°6; 1991; recueil Les Dieux de Bal-Sagoth, Éd. Bragelonne, Paris,2010).

9 / THE TOWER OF TIME (complété par Lin Carter)

 

            1 – Fantastic Sword & Sorcery and Fantastic Stories, juin 1975.

            2 – The New Howard Reader n°2, août 1998 (sous le titre d’Akram the Mysterious).

            3 – Recueil Swords of the North, The Robert E. Howard Foundation Press, Cross Plains, 2014 (sous le tire d’Akram the Mysterious).

 

            Traduction: La Tour du Temps (Recueil L’Île des Épouvantes, Nouvelles Éditions Oswald, Paris, Fantastique/Science Fiction/Aventures n°199, 1987).

10 / RICHARD CORBEN & JOHN JAKES : BLOODSTAR

 

            1 – Morningstar Press, Leawood,1976.

            2 – Ariel n°1, automne 1976 (six premières planches seulement).

            3 – Ariel Books, New York, 1979.

            Traduction: Bloodstar (Les Humanoïdes Associés, Paris, 1981).

11 / GENSERIC’S FIFTH-BORN SON

 

            1 – Fantasy Crossroads n°10/11, mars 1977.

            2 – The New Howard Reader n°6, octobre 1977.

            3 – Anthologie Ghor: Kin-Slayer: The Saga of Genseric’s Fifth-Born Son, Necronomicon Press, West Warwick,1997.

            4 – The Howard Reader n°8, 2003 fragment + synopsis).

            5 – Recueil Swords of the North, The Robert E. Howard Foundation, Cross Plains, 2014 (sous le titre de Genseric’s Son).

 

            Traduction: Le Fils de Genséric (Recueil L’Île des Épouvantes, Nouvelles Éditions Oswald, Paris, Fantastique/Science Fiction/Aventures n°199, 1987; recueil Almuric, Éd. Bragelonne, Paris, 2015).

12 / ANTHOLOGIE : GHOR, KIN-SLAYER: THE SAGA OF GENSERIC’S FIFTH BORN SON

            1 – Fantasy Crossroads n°10-11 à 23, de mars 1977 à janvier 1979 (suite comprenant: I – Genseric’s Son de Robert E. Howard, II – The Coming of Ghor de Karl Edward Wagner, III – Ghor’s Revenge de Joseph Payne Brennan, IV – The Ice-Woman’s Prophecy de Richard L. Tierney, V – The Nemedians de Michael Moorcock, VI – Betrayal in Belverus de Charles R. Saunders, VII – Lord General of Nemedis d’Andrew J. Offutt, VIII – The Oath of Agha Junghaz de Manly Wade Wellman, IX – The Mouth of the Earth de Darrell Schweitzer, X – The Gods Defied d’A.E. van Vogt, XI – Swordsmith and Sorcerer de Brian Lumley et XII – The Gift of Lycanthropy de Frank Belknap Long).

            2 – Necronomicon Press, 1997 (suite comprenant les précédents plus: XIII – The War among the Gods d’Adrian Cole, XIV – The Ways of Chaos de J. Ramsey Campbell, XV – The Caves of Stygia de H. Warner Munn, XVI – Doom of the Thrice-Cursed de Marion Zimmer Bradley et XVII – The River of Fog de Richard A. Lupoff).

13 / THE GUARDIAN OF THE IDOL (complété par Gerald W. Page)

 

            1 – Weird Tales n°3, automne 1981.

            2 – The Howard Reader n°8, 2003.

            3 – Synopsis complet du texte inachevé dans The Robert E. Howard Foundation News Letter n°4, hiver 2007.

            4 – Recueil Swords of the North, The Robert E. Howard Foundation Press, Cross Plains, 2014.

 

            Traduction: Le Gardien de l’Idole (Recueil L’Île des Épouvantes, Nouvelles Éditions Oswald, Paris, Fantastique/Science Fiction/Aventures n°199, 1987).

14 / BRACHAN THE KELT

            1 – Recueil The Barbarian Swordsman, Star Books, 1981.

            2 – The New Howard Reader n°1, juin 1998.

            3 – Robert E. Howard Foundation Newsletter, été 2012.

            4 – Recueil Swords of the North, The Robert E. Howard Foundation Press, Cross Plains, 2014.

            Traduction: Brachan le Celte (Recueil L’Île des Épouvantes, Nouvelles Éditions Oswald, Paris, Fantastique/Science Fiction/Aventures n°199, 1987).

 

15 / THE WHEEL TURNS

            1 – Recueil Bran Mak Morn: The Last King, Del Rey Books, New York, 2005.

            2 – Idem, Science Fiction Book Club, Doubleday, Garden City, 2005.

            3 – Idem, Tantor Media, 2010 (édition audio).

            Traduction: Texte Inachevé (recueil Bran Mak Morn L’Intégrale, Éditions Bragelonne, Paris, 2009)

Textes originaux des citations

 

            «– It’s bitter beyond human telling to sit chained and helpless, and feel the hot blood drying in my veins, and the glittering dreams fading in my brain. I come of a restless, roving, fighting race. My great-grandfather rode with Jack Hayes and Bigfoot Wallace, and fell with three-quarters of Hood’s brigade. My oldest brother fell at Vimy Ridge, fighting with the Canadians, and the other died at the Argonne. My father is a cripple, too; he sits drowsing in his chair all day, but his dreams are full of brave memories, for the bullet that broke his leg struck him as he charged up San Juan Hill.»

 

            «Racial memory»

 

            «… immemorial vistas I dare not follow, to abysses too dark and awful for the human mind to plumb.»

            «Concerning barbarian and civilisation, at the very beginning of that controversy, I told you that undoubtedly a form of civilisation, even a decaying form, was better for humanity as a whole than barbarian. I never claimed that you, for instance, would be better satisfied as a barbarian than as a civilized man. I never claimed that most men would be. I merely said that I had rather have been a Goth than a Roman. And so I had. You started out to prove that I wouldn’t – which you have not done. You have offered to prove that you, and that most men would be happier as a member of a civilisation. I ever disputed that. All I said was that if I had lived in those times, I would have preferred to be a Goth rather than a Roman.»

            «An occultist of my acquaintance, who has gone deeper in the matter than any man I ever knew, says I have a very ancient soul, as a reincarnated Atlantean, in fact! Maybe if there’s anything to this soul business, or to reincarnation, that theory may be right. Sure I live in the dust of the past and my dreams are seldom of present and future, but I am ever treading roads of the dim ages and strange are some of the figures whom I meet and strange the shapes who stare at me.»

            «… Some sense of connection with past ages seems so unerring, so strong and so instinctive that I sometimes wonder if there is a bit of truth in the theory of reincarnation.
Perhaps you were an armored Roman centurion and I was a skin-clad Goth long ago, and perhaps we split each other skulls on some dim battle-field…»

            «… I guess an Agnostic is what I am, if that means scepticism regarding human gropings.»


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Introduzione di Francesco La Manno.

Illustrazione di Andrea Piparo.


 

Scritto da Francesco La Manno

Saggista, curatore, editore, conferenziere e cultore di narrativa dell'immaginario specializzato nello sword and sorcery; fondatore e presidente dell'Associazione Culturale Italian Sword&Sorcery e socio della World SF Italia. I suoi saggi sono stati pubblicati da varie case editrici tra cui Solfanelli, Watson, Ailus e Letterelettriche. Scrive su L'intellettuale Dissidente e su alcune riviste tra cui Dimensione Cosmica e Lost Tales. Oltre alle pubblicazioni tradizionali, su siti e blog specializzati sono apparsi oltre duecento suoi articoli, recensioni e saggi.

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